-
Ecouter /
Stop:
Fonctionnement Du point de vue optique, les yeux de tous les animaux ressemblent à de simples appareils photographiques dans lesquels la lentille oculaire forme une image inversée des objets sur la rétine, celle-ci jouant le rôle de film photographique. 1 Réfraction et accommodation Avant d'atteindre la rétine, les rayons lumineux traversent les milieux transparents de l'il, c'est-à-dire, successivement, la cornée, l'humeur aqueuse, le cristallin et l'humeur vitrée. Au cours de ce trajet, la cornée et le cristallin leur font subir une réfraction (un changement de direction) qui les fait converger et former une image sur la rétine. Le pouvoir de réfraction spontanée est tel que, pour la vision de loin (au-delà de 5 m environ), l'image tombe exactement sur la rétine. Quand l'objet se rapproche, si l'il gardait ses caractéristiques optiques, l'image reculerait et deviendrait de plus en plus floue. Mais le cristallin s'arrondit progressivement sous l'action du muscle ciliaire, ce qui augmente la convergence des rayons et maintient l'image sur la rétine (voir optique). Ce processus est appelé accommodation. Il existe une distance limite (le punctum proximum) au-dessous de laquelle il n'est plus possible de voir net, l'accommodation ayant atteint son maximum. On observe une augmentation naturelle de cette distance avec l'âge : environ 6 cm chez le jeune enfant, une quinzaine de cm à trente ans, 40 cm à cinquante ans, 1 m à soixante-dix ans (voir presbytie). 2 Fonctionnement de la rétine Les cellules photoréceptrices de la rétine comprennent des pigments visuels, dont le principal est le pourpre rétinien, ou rhodopsine. Celui-ci contient un dérivé de la vitamine A. Lorsque ces pigments reçoivent des photons, ils subissent une transformation chimique correspondant à leur excitation, puis ils reviennent à leur état de repos. Les cellules sensorielles traduisent cette réaction chimique interne en une activité électrique (un potentiel d'action, ou influx nerveux) qu'elles transmettent aux neurones. L'influx nerveux est transporté le long de l'axone (prolongement du corps du neurone), jusqu'aux zones du cerveau impliquées dans la vision. 3 Vision périphérique et centrale, vision de la couleur En raison de la répartition des photorécepteurs dans la rétine, la zone d'acuité visuelle la plus importante se situe en son centre, juste en face de la pupille, c'est-à-dire au niveau de la macula. Dans cette zone, chaque cône est connecté à une fibre nerveuse. La définition de l'image étant très fine, il est possible de distinguer des détails très fins. Au contraire, en périphérie de la rétine, les bâtonnets sont connectés aux fibres nerveuses par groupes. Le message visuel étant plus grossier, la vision périphérique est plus floue. Les cônes et les bâtonnets présentent deux autres différences fonctionnelles importantes. Les cônes sont moins sensibles à la lumière, mais distinguent les différentes longueurs d'onde (les couleurs). Les bâtonnets sont plus sensibles à la lumière, mais ne donnent au cerveau que des informations en noir et blanc. En résumé, on distingue dans l'il une zone périphérique (celle des bâtonnets) qui reste active en cas de faible éclairage, et une zone centrale (celle des cônes) donnant une vision précise et éventuellement colorée, mais ne fonctionnant qu'avec une bonne luminosité. Voir vision. 4 Adaptation à la lumière Le mécanisme principal de l'adaptation à la lumière ou à l'obscurité repose sur le rôle de diaphragme joué par la pupille, grâce aux muscles de l'iris. On observe une constriction (myosis), c'est-à-dire un rétrécissement, quand il y a beaucoup de lumière, et une dilatation (mydriase) quand il y en a peu, ce qui atténue les variations de l'éclairage.
Source: Chirurgie réfractive (chirurgie-refractive.info)
|