Amaurose congénitale de Leber

 

Amaurose congénitale de Leber

Définition

L'amaurose congénitale de Leber est une dystrophie et/ou une dysplasie rétinienne congénitale précoce. C'est une maladie héréditaire.

Source : Orphanet

L'amaurose congénitale de Leber, appelée également amaurose congénitale tapétorétinienne de Leber, entraîne une altération complète d'origine congénitale de la rétine et consécutivement une perte de totale et définitive de la vision. L'acuité visuelle existe néanmoins parfois au début de la vie, mais elle est particulièrement faible. Cette variété d'amaurose s'accompagne d'un nystagmus (mouvements incessants et saccadés de l'oeil).

Source : Vulgaris Médical

Organe

Cette maladie atteint la rétine, qui se détériore progressivement.

 

Symptômes

Les enfants atteints présentent des difficultés à fixer et à suivre du regard car ils n'ont pas ou très peu de sensibilité rétinienne aux stimuli visuels.

Source : Orphanet 

Beaucoup d'enfants affectés de cette maladie tentent de déclencher des perceptions lumineuses en pressant un doigt sur le globe oculaire (dit phénomène oculodigital).

Source : Retina 

Fréquence

Elle constitue l'une des principales causes de cécité chez l'enfant puisqu'elle est retrouvée chez environ 10 à 20% des enfants aveugles. Elle représenterait 5% des dystrophies rétiniennes. 

Source : Orphanet 

Causes

Environ 100 à 200 patients sont porteurs d’une mutation dans le gène RPE65. Plusieurs mutations touchant des gènes différents peuvent être responsables de l’amaurose congénitale de Leber. Parmi eux, le gène RPE65 qui code pour une protéine spécifiquement exprimée dans l’épithélium rétinien. Cette protéine a été identifiée comme étant une enzyme qui recycle le chromophore (rétinal 11-cis) permettant la synthèse du pigment indispensable à la vision.

Source : Afm Téléthon

Il existe une hétérogénéité génétique et jusqu'ici des mutations ont été identifiées dans 6 gènes associés à la maladie : AIPL1, CRB1, CRX, GUCY2D, RPE65 et RPGRIP1. 

Source : Orphanet 

Evolution

Une grave altération de la vision, voire la cécité, est présente dès la naissance ou survient au cours de la première année de la vie. Une perception de la lumière subsiste encore dans la plupart des cas, dans de nombreux cas le patient a une acuité visuelle (visus) de 20 pour-cent. Il n'est pas rare que la vue résiduelle subsiste durant de nombreuses années.

Source : Retina

 

Diagnostic

Le nystagmus (tremblement des yeux), des mouvements oculaires involontaires dans une ou plusieurs directions et le strabisme sont des résultats typiques de l'examen ophtalmologiste du segment antérieur de l'oeil. 

La réaction des pupilles à la lumière est affaiblie ou absente. 

L'hypermétropie et une cataracte (opacification du cristallin) précoce sont des signes fréquents.

A l'examen du segment postérieur, le fond de l'oeil semble relativement normal au début de la maladie. 

Au cours de l'évolution, on peut constater des degrés d'altération très divers. L'on décèle des lésions de l'épithélium pigmenté, des dépôts «en forme d'osselets», des rétrécissements des vaisseaux sanguins et une atrophie du nerf optique.

Source : Retina

Traitements

En octobre 2006, l’équipe de Fabienne Rolling, directrice de recherche à l’Inserm en lien avec les ophtalmologistes nantais, Michel Weber et Guylène Le Meur, rendent la vue à des chiens touchés par l’amaurose de Leber. Chez ces chiens traités, les chercheurs observent le retour d’une activité électrique au niveau de la rétine. Les chiens, également soumis à un parcours d’obstacles, démontraient alors leur capacité à les éviter. 

Cinq ans plus tard, un essai clinique de phase I-II débute chez l’homme. Les patients recevront, dans un seul œil, au plus près de l’épithélium pigmentaire rétinien, une injection de vecteurs AAV (adeno-associated virus) transportant le gène sain RPE65. C’est la plateforme Atlantic BIO GMP à Saint-Herblain, près de Nantes, qui a produit les lots de vecteurs utilisés dans cet essai. « L’essai, dit de phase I-II, a pour objectif principal de vérifier la tolérance de deux doses de traitement chez des malades différemment atteints. Les 9 patients inclus dans l’essai recevront donc des doses de traitements différentes afin de déterminer la dose la mieux tolérée » précise Michel Weber.

Source : Afm Téléthon

Un projet de recherche international dirigé par l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) laisse entrevoir l’efficacité d’un nouveau médicament administré par voie orale chez les patients atteints d’amaurose congénitale de Leber. 

« C’est la première fois qu’un médicament administré par voie orale améliore la vision de patients atteints d’amaurose congénitale de Leber, explique l’auteur principal de l’étude, le Dr Robert Koenekoop, qui est directeur du Laboratoire de génétique oculaire à l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM et professeur de génétique humaine, de chirurgie et d’ophtalmologie pédiatrique à l’Université McGill. Cela redonne espoir à de nombreux patients qui souffrent de cette dévastatrice maladie rétinienne dégénérative. »

Source : CUSM

  

 

 

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