Cataracte

Définition

On distingue plusieurs types de cataracte selon leurs causes.

La cataracte sénile, la plus courante, est liée au vieillissement du cristallin. Elle touche les deux yeux, à des degrés de sévérité variables d'un œil à l'autre. Avec l'âge, la structure microscopique du cristallin change et entraîne une perte progressive de la transparence. Si ce phénomène affecte plutôt la périphérie du cristallin, la vision est peu affectée. Mais si l'opacification touche le centre du cristallin, les symptômes deviennent rapidement gênants.

La cataracte secondaire est une forme de cataracte qui se développe suite à une maladie (dans la plupart des cas, un diabète mal équilibré par les traitements), un traitement médicamenteux (en particulier avec des corticostéroïdes, les médicaments de la famille de la cortisone), une radiothérapie anticancéreuse, ou une intervention chirurgicale de l'œil.

La cataracte traumatique apparaît suite à un traumatisme de l'œil : choc, brûlure thermique ou chimique, etc. Elle est particulièrement observée chez les patients jeunes.

La cataracte de l'enfant est souvent d'origine congénitale, parfois liée à une maladie génétique comme la trisomie 21. Elle peut également être la conséquence d'une infection pendant la grossesse : rubéole, toxoplasmose, herpès génital, etc.

Source : Eureka Santé

 

Organe

La partie concernée par la cataracte est le cristallin qui se situe au niveau de la lentille, et qui perd progressivement de sa transparence; on parle alors d'opacification du cristallin.

 

Symptômes

Les symptômes possibles sont une baisse de la vision, de l'acuité visuelle, mais également :

  • une plus grande sensibilité à la lumière (gêne)
  • un éblouissement, par exemple lors de la conduite de nuit
  • un halo autour des lumières
  • un dédoublement de la vision
  • une modification de la vision des couleurs 

Source : Guide Vue 

Fréquence

50% de la population de plus de 60 ans présente des opacités cristalliniennes

20% des sujets de plus de 70 ans sont candidats à l'opération et 50% à partir de plus de 75 ans. 

La chirurgie de la cataracte est la 1ère intervention pratiquée en France et dans les autres pays développés.

Source : SFO Asso

Causes

Le facteur de risque principal de la cataracte est l'âge. De plus, les personnes qui présentent une forte myopie, un glaucome chronique ou une dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) sont également plus à risque de développer une cataracte.

Il en est de même pour les personnes diabétiques dont la glycémie n'est pas contrôlée par un traitement, les personnes qui vivent dans des régions très ensoleillées ou en altitude (les rayons ultraviolets accélèrent le vieillissement du cristallin) et celles qui ont eu un traumatisme de l'œil, une intervention chirurgicale oculaire ou une radiothérapie anticancéreuse.

De plus, il semblerait que les fumeurs, les personnes alcooliques et celles qui ont une alimentation insuffisamment riche en fruits et en légumes aient également un risque plus élevé de développer une cataracte.

Source : Eureka Santé

Evolution

L'évolution de la cataracte ne se fait jamais vers la régression des opacités. La cataracte évolue par stades, progressivement, sur une durée imprévisible vers l'opacification totale du cristallin. Si la cataracte n'est pas opérée, le cristallin subit alors des modifications pouvant entrainer des complications oculaires (hypertonie, inflammation).

Source : SFO Asso 

La cataracte liée à l'âge, faute de soins, est la première cause de cécité dans le monde : 48% selon l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé.

Source : Guide Vue 

Prévention

Mis à part les personnes diabétiques chez qui un traitement efficace prévient la cataracte, les mesures de prévention de la cataracte proposées ici ou là n'ont pas fait la preuve d'une efficacité certaine.

Néanmoins, certaines de ces mesures de prévention pourraient avoir un effet positif :

  • protéger ses yeux contre les rayons ultraviolets à l'aide de lunettes de soleil efficaces, et contre les chocs en cas d'activité potentiellement dangereuse (sports de balle, etc.) ;
  • consommer des quantités suffisantes de fruits et de légumes ;
  • arrêter de fumer.

La prévention des infections pendant la grossesse contribue évidemment à la prévention des cataractes congénitales liées à ces maladies.

Source : Eureka Santé

Diagnostic

Lorsqu'il suspecte la présence d'une cataracte, l'ophtalmologiste pratique un examen du cristallin après avoir dilaté la pupille du patient.

Il recherche une opacité qui peut se situer :

  • au niveau du centre du cristallin (noyau) : elle entraîne une perte de la vision de loin ;
  • au niveau de la partie postérieure du cristallin (sous-capsule postérieure) : c'est souvent le cas chez les personnes diabétiques ou traitées au long cours avec des corticostéroïdes ;
  • au niveau de la périphérie du cristallin (cortex) ;
  • au niveau de la totalité du cristallin.

Dans la plupart des cas, le patient présente une association de plusieurs de ces formes de cataracte.

Ensuite, l'ophtalmologiste vérifie la tension à l'intérieur de l'œil (recherche de signes de glaucome) et l'état de la rétine. Si le cristallin est trop opaque pour voir clairement la rétine, il peut s'aider d'une échographie ou d'un examen de l'activité électrique de la rétine. Cette recherche systématique de glaucome et de DMLA est essentielle avant de traiter la cataracte chirurgicalement.

Source : Eureka Santé

Traitements

Il n'existe pour le moment aucune solution médicamenteuse, le traitement de la cataracte est chirurgical.

L'opération se pratique généralement sous anesthésie locale, le plus souvent en ambulatoire, c'est-à-dire sans hospitalisation de nuit.

Même si la cataracte touche le plus souvent les deux yeux, l‘opération n'est pas conjointe : l'espace temps usuellement pratiqué est de quelques mois entre les deux yeux.

La technique utilisée aujourd'hui est la « phacoémulsification ».

Le chirurgien procède à une très légère incision de la cornée située en face avant de l'œil.

Grâce à un appareil appelé phacoémulsificateur, la texture opaque du cristallin est décomposée par ultra son, puis aspirée. Seule l'enveloppe est conservée : la capsule cristallinienne.

C'est dans cette capsule que le chirurgien introduit un cristallin artificiel parfaitement transparent : un implant dit « intra-oculaire ». Cet implant possède une puissance optique nécessaire au recouvrement de la vision. Il est également possible à cette occasion de corriger un éventuel défaut de vision comme la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme, la presbytie.

Pour permettre une cicatrisation dans de bonnes conditions, le patient portera une coque pendant quelques jours pour protéger l'œil de toute agression extérieure. Pour éviter tout risque d'infection, des collyres antibiotiques et anti-inflammatoires seront prescrits.

Si le patient n'est pas porteur d'une autre maladie oculaire telle que DMLA ou glaucome, sa qualité de vision de loin progressera rapidement.

Source : Guide Vue

La chirurgie est parfaitement codifiée et les résultats excellents puisque la récupération de la vision survient dans 98% des cas. Les 2% de patients ayant un mauvais résultat sont les patients ayant une autre pathologie associée en particulier DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age), rétinopathie diabétique, glaucome évolué….

Les complications de l'intervention sont exceptionnelles :

  • Les infections sont rarissimes depuis l'utilisation d'une injection d'antibiotiques en fin d'intervention.
  • Le décollement de rétine (moins de 1% en moyenne) est plus fréquent chez les forts myopes et en cas de rupture de la capsule postérieure pendant l'intervention.
  • L'œdème maculaire est le plus souvent temporaire.

 Source : SFO Asso 

 

Informations aux médecins

Informations sur la chirurgie de la cataracte sur SFO Asso 

Etude en cours sur le traitement par Laser Femtoseconde sur Clinical Trials

 

Actualités

Le traitement de la cataracte par Laser Femtoseconde

Lors d'une opération de la cataracte, l'émulsification du cristallin, c'est-à-dire sa décomposition préalable à la pose d'un implant, est réalisée par ultra son. Ce nouveau schéma thérapeutique au laser permet de préparer l'incision (1,8 mm), puis de pré-fragmenter le cristallin.

Actuellement, le taux de complications peropératoires est très bas mais pas nul. Le manque de reproductibilité de certains gestes peut poser des problèmes de stabilité ou de centrage de l'implant nécessitant une perfection chirurgicale. Les nouvelles techniques de laser femtoseconde pour la chirurgie de la cataracte peuvent résoudre certaines difficultés en permettant des incisions parfaitement standardisées et une pré-fragmentation du cristallin destiné à être remplacé par un implant. Cependant ces nouvelles procédures doivent répondre à des contraintes techniques et organisationnelles qui doivent encore être optimisées et validées, ainsi qu'une formation spécifique des chirurgiens.

Source : Guide Vue

Les études sur le traitement de la cataracte par collyre :

Dans une étude publiée dans la revue Nature, une équipe de scientifiques chinois emmenée par Ling Zhao, de l'Université du Sichuan (Chengdu), explique avoir démontré qu'un traitement par collyre, « pouvait réduire la sévérité de la cataracte (...) in vivo sur des chiens ». 

Pour parvenir à ce résultat, des chiens qui souffraient naturellement de cataracte ont reçu des gouttes contenant du lanosterol. Il s'agit d'une petite molécule qu'on retrouve dans l'œil sain identifiée par l'équipe chinoise comme un élément clé pour prévenir ou empêcher le mécanisme de formation de la cataracte.

Résultat, après six semaines de traitement, l'opacité du cristallin des chiens malades a diminué, réduisant la sévérité de la maladie. Des résultats comparables ont été obtenus in vitro sur des cristallins malades de lapin. En fait, une fois dans l'œil, la substance réussit tout simplement à s'opposer au lent processus de dénaturation des cristallins et de formation d'agrégats dans l'œil, conséquences d'une cataracte.

Cette recherche pourrait déboucher sur « le premier traitement préventif de la cataracte chez l'homme », a estimé l'expert indépendant américain J. Fielding Hejtmancik, dans un commentaire séparé publié par Nature. Reste donc maintenant à tester ce nouveau collyre de traitement chez l'homme et à prouver à nouveau son efficacité.

Source : Pourquoi Docteur

 

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