Ophtalmopathie thyroidienne

 

Ophtalmopathie thyroidienne

Définition

L’ophtalmopathie dysthyroïdienne ou orbitopathie dysthyroïdienne est une atteinte auto-immune qui correspond aux atteintes ophtalmologiques rencontrées dans diverses maladies thyroïdiennes.  

 

Organe

Un oedème apparaît au niveau des tissus orbitaires, qui touche les muscles et engendre une contraction des muscles causant une réduction de la mobilité de l'oeil.

 

Symptômes

L’ophtalmopathie thyroïdienne commence généralement par une phase d’inflammation active qui dure entre six et douze mois, suivie d’une phase stable où l’inflammation diminue. La phase inflammatoire de la maladie oculaire correspond en général au début de l’hyperthyroïdie, même si parfois l’ophtalmopathie peut survenir avant ou après la maladie thyroïdienne.

Bien qu’ils aient des niveaux de gravité et de présentation différents, les signes de la phase initiale sont : photophobie, sensation de corps étranger dans les yeux, larmoiement et yeux rouges. Quand l’inflammation des tissus orbitaires (graisse et muscles) est plus étendue, ces derniers augmentent et on peut alors observer une exophtalmie, rétraction des paupières et strabisme.

Un pourcentage réduit de cas peut présenter une perte de la vue, provoquée par la compression du nerf optique, conséquence de l’augmentation de volume des tissus gonflés.

Source : Institut Macula

 

Fréquence

L’incidence de l’OD a été évaluée à 16 cas pour 100000 personnes/an pour les femmes et à 2,9 cas pour 100000 personnes/an pour les hommes [1]. Les populations de race blanche sont plus souvent touchées. Tous les âges peuvent être concernés mais le pic de fréquence se situe entre 40 et 50ans, et l’OD est plus grave chez l’homme âgé. La maladie de Basedow touche 0,5 % de la population et est la cause de 50 à 80 % des hyperthyroïdies. On estime qu’une atteinte orbitaire clinique est retrouvée chez 40 % des patients présentant une maladie de Basedow alors qu’une évaluation para-clinique retrouve des signes d’OD chez 80 à 90 % des patients basedowiens. Environ 80 % des cas d’OD sont associés à une hyperthyroïdie, 5 à 10 % des patients développant une OD présentent une hypothyroïdie auto-immune (thyroïdite d’Hashimoto). Pour 5 % des patients, il n’existe pas d’anomalie de la fonction thyroïdienne.

Le plus souvent, l’hyperthyroïdie et l’OD surviennent dans un délai de 6 mois. En cas de délai plus important, l’atteinte initiale est le plus souvent thyroïdienne : dans 3,7 % des cas, les signes ophtalmologiques précèdent de plus de 6 mois l’hyperthyroïdie (OD précessive) et dans 35 % des cas ils surviennent alors que l’hyperthyroïdie évolue depuis plus de 6 mois.

Une autre maladie auto-immune est fréquemment associée : 9,7 % des patients ayant une maladie de Basedow et 14,3 % de ceux ayant une thyroïdite d’Hashimoto présentent de manière concomitante une autre affection auto-immune [2] (polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux aigu disséminé, maladie d’Addison, maladie cœliaque, vitiligo).

Les principaux facteurs de risque suspectés sont génétiques (génotype HLA-DR3, hérédité familiale chez 30 % des patients), environnementaux (tabac et stress [3]) et hormonaux (mauvais contrôle de la fonction thyroïdienne, hypothyroïdie iatrogène).

Source : Revmed

 

Causes

La maladie de Basedow (maladie de la glande thyroidienne) est fréquemment responsable d'une ophtalmopathie thyroidienne.

Le tabac peut être également responsable de cette maladie visuelle.

 

Evolution

L’incidence a été évaluée à 16 cas pour 100000 personnes/an pour les femmes et à 2,9 cas pour 100000 personnes/an pour les hommes. 

Tous les âges peuvent être concernés mais le pic de fréquence se situe entre 40 et 50ans, et l’OD est plus grave chez l’homme âgé.

La maladie de Basedow touche 0,5 % de la population et est la cause de 50 à 80 % des hyperthyroïdies. On estime qu’une atteinte orbitaire clinique est retrouvée chez 40 % des patients présentant une maladie de Basedow alors qu’une évaluation para-clinique retrouve des signes d’OD chez 80 à 90 % des patients basedowiens. Environ 80 % des cas d’OD sont associés à une hyperthyroïdie, 5 à 10 % des patients développant une OD présentent une hypothyroïdie auto-immune (thyroïdite d’Hashimoto). Pour 5 % des patients, il n’existe pas d’anomalie de la fonction thyroïdienne.

Le plus souvent, l’hyperthyroïdie et l’OD surviennent dans un délai de 6 mois. 

Une autre maladie auto-immune est fréquemment associée : 9,7 % des patients ayant une maladie de Basedow et 14,3 % de ceux ayant une thyroïdite d’Hashimoto présentent de manière concomitante une autre affection auto-immune (polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux aigu disséminé, maladie d’Addison, maladie cœliaque, vitiligo).

Les principaux facteurs de risque suspectés sont génétiques (génotype HLA-DR3, hérédité familiale chez 30 % des patients), environnementaux (tabac et stress) et hormonaux (mauvais contrôle de la fonction thyroïdienne, hypothyroïdie iatrogène).

Source : EM Consulte

 

Diagnostic

  • Recherche des signes biologiques d'hyperthyroïdie.
  • Tomodensitométrie ou résonance magnétique nucléaire, afin de mettre en évidence les signes de l'exophtalmie et de l'ophtalmopathie.

 

Traitements

Cette maladie s’aborde avec une perspective pluridisciplinaire, où l’endocrinologue et l’ophtalmologiste doivent collaborer pour traiter la maladie.

Pour des raisons peu connues, le tabac augmente le risque de complications de la maladie, ainsi que les probabilités de récidive dans la phase inflammatoire. Il est ainsi fortement recommandé d’abandonner la consommation de tabac.

Pendant la phase inflammatoire, et dans des cas légers ou modérés, l’utilisation de collyres et de pommades est recommandée pour lubrifier la surface oculaire. Dans certains cas, les patients souffrant d’une inflammation très grave ou de complications comme la perte de vue, peuvent nécessiter des traitements intraveineux à base de corticoïdes ou d’autres médicaments immunosuppresseurs.

Après la phase inflammatoire, un grand nombre de patients retourneront à la normale et n’auront plus besoin de traitement supplémentaire. Les patients souffrant de séquelles permanentes telles que l’exophtalmie, la rétraction des paupières ou le strabisme, devront se soumettre à une intervention chirurgicale pour retrouver un état normal.

Source : Institut Macula

 

 

 

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