Zona ophtalmique

 

Zona ophtalmique

Définition

Le zona ophtalmique est une éruption tardive et localisée qui atteint tout un groupe de nerfs situés autour de l'oeil.

Organe

Les boutons du zona ophtalmique touchent la région de l'oeil et la cornée.

Symptômes

Les premiers signes d'un zona ophtalmique sont des douleurs, augmentées par le toucher et la lumière, autour de la région de l'oeil (oeil, racine du nez).

Une fièvre modérée, une fatigue et des ganglions sous la mâchoire devant l'oreille peuvent s'ajouter à cela.

 

Cela s'accompagne d'une éruption de boutons : 

Il s'agit de sortes de placards rouges, un peu épaissis, séparés par des espaces de peau saine. Sur ces placards vont apparaître au bout de quelques heures des vésicules remplies d'un liquide clair comme de l'eau qui se trouble très rapidement.

Puis une ulcération apparaît à la place de ces boutons. Elle se recouvre d'une croûte qui va persister entre 8 et 15 jours, laissant la plupart du temps une petite cicatrice. 

Plusieurs poussées peuvent survenir (généralement 2 ou 3), ce qui est typique des manifestations du virus varicelle-zona. Au total, l'éruption peut durer de deux à six semaines.

Cette éruption se développe sur une ou plusieurs branches du nerf ophtalmique, à savoir : la paupière supérieure, le front, le cuir chevelu, la racine du nez, le haut de la narine, l'intérieur du nez.

Cette éruption provoque ainsi d'autres symptômes tels que : larmoiement, écoulement nasal douloureux.

Parfois, les nerfs maxilliaires, du visage, du cou et des côtes peuvent être également atteints.

Dans certains cas, l'éruption peut être absente (on appelle cela le zona sine herpete).

Source : Docteur Clic

Fréquence

Ces manifestations oculaires de la maladie se manifestent à raison de 10 à 15% des zonas. Elles touchent surtout la personne âgée de sexe masculin.

Source : Docteur Clic 

Causes

Le zona est dû au virus varicelle-zona (VZV), de la famille des herpès virus. 

Il concerne toute personne qui a déjà eu la varicelle auparavant.

Une fois qu'il a pénétré dans l'organisme, le virus remonte jusqu'aux ganglions nerveux (ce sont des relais entre les nerfs périphériques et la moelle épinière). Il s'y met en dormance, et il ressort lors de stress brutaux ou de baisse des défenses de l'organisme (stress psychologique, traumatisme, maladies infectieuses).

Source : Docteur Clic

Complications

L'évolution peut être favorable, l'affection régresse et il n'y a pas de séquelles.

Dans d'autres cas, des opacités de la cornée peuvent apparaître, gênant la vision.

L'affection peut dans d'autres cas se compliquer, avec des ulcérations douloureuses, des surinfections localisées et des risques de perforation.

L'uvéite est également une complication possible, ainsi que le décollement de la rétine.

Les nerfs moteurs de l'oeil peuvent être atteints (10 à 20% des cas), ce qui peut entraîner une vision double ou une paralysie du regard.

Les "algies post-zostériennes", parfois très violentes, surtout sur le sujet âgé, peuvent être très invalidantes et nécessiter des traitements antalgiques majeurs.

Source : Docteur Clic

 

Diagnostic

Le diagnostic est avant tout clinique.

Des examens complémentaires peuvent être demandés :

  • Prélèvement et étude au microscope.
  • Immunofluorescence directe.

La surveillance ophtalmologique est fondamentale pour dépister les éventuelles complications oculaires.

Source : Docteur Clic

Traitements

L'aciclovir en tant qu'antiviral constitue le traitement à mettre en oeuvre rapidement. Son administration précoce augmente les chances de guérison sans séquelles car il empêche la réplication des virus.

L'aciclovir en comprimé est administré toutes les 5 heures pendant une semaine ou en perfusion en milieu hospitalier. Il est donné dans les trois jours suivant le début d'apparition des boutons. Il est également administré en applications locales, ce qui permet le plus souvent de diminuer les complications oculaires graves.

Le valaciclovir en comprimés pendant une semaine est donné surtout dans la prévention des douleurs.

La corticothérapie locale est effectuée avec beaucoup de prudence et sous surveillance médicale stricte pouvant nécessiter des contrôles quotidiens, de même que l'emploi de collyres anti-inflammatoires.

On ne réserve la corticothérapie par voie générale associée aux antiviraux que dans le cas de risque d'atteinte de la rétine. 

Selon l'évolution, on utilise des collyres antiseptiques, antibiotiques, et cicatrisants cornéens.

A terme, et en fonction des complications, kératites notamment, on peut proposer des lentilles thérapeutiques, ou la suture de la paupière pour protéger la cornée.

La greffe de cornée n'est envisagée que si la sensibilité de la cornée est conservée.

Source : Docteur Clic

 

 

 

 

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